Tertiaire bat-th Active
BAT-TH-163

Pompe à chaleur de type air/eau

FAQ BAT-TH-163 : éligibilité de la PAC, Etas exigé, bonus x3, RGE QualiPAC, délais, cumul avec DETR et Fonds Chaleur, et Décret Tertiaire.

Cette FAQ regroupe les questions les plus fréquentes sur la fiche CEE BAT-TH-163 (pompe à chaleur air/eau en bâtiment tertiaire) : critère de performance, calcul du volume de certificats, bonification en sortie de chaudière fossile, procédure de dossier, cumul avec d’autres aides et cas particuliers des collectivités et des locataires professionnels.

Voir également la FAQ consacrée aux opérations pompe à chaleur.

À savoir

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Questions générales

La fiche **BAT-TH-163** est une opération standardisée du dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie. Elle finance l'installation d'une **pompe à chaleur air/eau** pour le chauffage, ou le chauffage et l'eau chaude sanitaire, d'un bâtiment tertiaire existant. Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, elle reprend une partie du périmètre de l'ancienne BAT-TH-113, scindé par technologie : air/eau ici, eau/eau et eau glycolée/eau sous **BAT-TH-164**, systèmes géothermiques sous **BAT-TH-162**. Le volume de certificats se calcule **au mètre carré chauffé**, modulé par l'Etas de la machine, la zone climatique, le secteur d'activité et le facteur R. Il est **multiplié par trois** lorsque la PAC remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, au titre du Coup de pouce Chauffage.
BAT-TH-113 couvrait indistinctement les PAC air/eau et eau/eau. Depuis le 1er janvier 2026, ce périmètre est réparti sur trois fiches : **BAT-TH-163** pour l'air/eau, **BAT-TH-164** pour l'eau/eau et l'eau glycolée/eau, **BAT-TH-162** pour les systèmes géothermiques. Ce découpage n'est pas cosmétique : il conditionne le code à déposer, le barème applicable et le coefficient de bonification — x3 pour l'air/eau, x4 pour l'eau/eau, x5 pour la géothermie. Un dossier déposé sous l'ancien code, ou sous le code d'une technologie voisine, est refusé sans instruction.
Tout **propriétaire ou locataire professionnel d'un bâtiment tertiaire** peut solliciter la prime : entreprises privées (bureaux, commerces, hôtels), collectivités locales (mairies, gymnases, écoles), établissements publics (hôpitaux, universités), associations (clubs sportifs, salles des fêtes). Le bénéficiaire est celui qui **finance les travaux**, pas nécessairement le propriétaire des murs. Cas locataire : possible si le bail autorise les travaux d'amélioration et si la preuve du financement par le locataire est établie.
Parce que les deux technologies ne produisent pas les mêmes économies et n'ont pas le même barème. La **PAC air/eau** capte les calories de l'air extérieur : sa performance varie avec la température, mais son installation reste légère. La **PAC eau/eau** puise dans le sol ou la nappe : performance plus stable, coût de captage nettement supérieur, contraintes de forage et de déclaration. Depuis 2026, chacune a sa fiche — BAT-TH-163 pour l'air/eau, **BAT-TH-164** pour l'eau/eau et l'eau glycolée/eau — et le Coup de pouce leur applique des coefficients distincts, x3 et x4. Le choix technique se fait sur le terrain ; le choix du code en découle, jamais l'inverse.
La fiche couvre tous les bâtiments à **usage tertiaire** : bureaux (open spaces, cabinets libéraux, coworking), commerces (boutiques, supermarchés, centres commerciaux), hôtellerie-restauration (hôtels, restaurants), enseignement (écoles, collèges, lycées, universités), santé (cliniques, EHPAD, cabinets médicaux), collectivités (mairies, bibliothèques, gymnases), et tout établissement recevant du public (ERP) à vocation non industrielle. **Secteurs exclus** : résidentiel collectif (→ BAR-TH-179 pour l'air/eau, BAR-TH-180 pour l'eau/eau), maison individuelle (→ BAR-TH-171, BAR-TH-172), serres agricoles (→ AGRI-TH-108), industrie manufacturière (pas de fiche standardisée).

Éligibilité technique et performance

**Non, pas en dessous de 400 kW** — c'est-à-dire sur la quasi-totalité des projets tertiaires. Le critère de la fiche est l'**efficacité énergétique saisonnière (Etas)** au sens du règlement (UE) n° 813/2013, et non le COP : ≥ 111 % en application moyenne ou haute température, ≥ 126 % en application basse température. L'Etas retenu est celui de la pompe à chaleur **seule**, hors dispositif de régulation. Le COP ne redevient le critère qu'au-delà de **400 kW** de puissance thermique nominale, avec un seuil de 3,4 mesuré selon EN 14511-2 à une sortie d'échangeur de 35 °C. Un devis qui ne mentionne que le COP est donc à faire compléter avant l'engagement.
L'application découle des émetteurs installés, pas d'un choix de l'installateur. **Basse température, Etas à 35 °C** : plancher chauffant, plafond chauffant, mur chauffant, et émetteurs localisés de type ventilo-convecteurs à eau. **Moyenne ou haute température, Etas à 55 °C** : tous les autres émetteurs, les solutions mixtes — radiateurs et plancher sur le même réseau — et les radiateurs dits « basse température » à régime d'eau 45 °C. Dernier cas, souvent décisif : une PAC qui produit **aussi l'eau chaude sanitaire** est toujours réputée moyenne ou haute température, donc évaluée à 55 °C. Le seuil applicable descend alors à 111 %, mais la valeur relevée à 55 °C est mécaniquement plus basse qu'à 35 °C : c'est là que se jouent la plupart des refus.
**Non, en aucun cas.** La fiche couvre exclusivement les PAC produisant de l'**eau chaude** pour une distribution hydraulique — radiateurs, plancher chauffant, ventilo-convecteurs. Les PAC air/air, splits muraux, gainables et systèmes VRV ou VRF soufflent de l'air chaud directement et sortent du périmètre. Aucune fiche standardisée ne couvre aujourd'hui la PAC air/air pour le chauffage tertiaire.
**Non.** La fiche se réfère à la performance **normalisée**, déterminée en laboratoire selon le règlement (UE) n° 813/2013, et non à la performance constatée en exploitation. Celle-ci dépend des températures d'usage, de la régulation, de la qualité du réseau hydraulique et de la maintenance : un écart est normal et n'a aucune conséquence sur le dossier CEE. Il en a une, en revanche, sur la facture d'énergie du bâtiment : c'est le sujet du réglage et de l'exploitation, pas celui de l'éligibilité.
**Non, il n'existe pas de tranches de puissance dans cette fiche.** Le volume de certificats se calcule par **mètre carré chauffé** : montant du barème selon l'Etas et la zone climatique, multiplié par la surface des locaux disposant d'émetteurs alimentés par la PAC, par le facteur correctif du secteur d'activité, puis par le facteur R. La puissance intervient à deux endroits seulement : elle détermine le régime de performance applicable — Etas jusqu'à 400 kW, COP au-delà — et elle pilote le **facteur R**, égal à 1 si la PAC représente au moins 40 % de la puissance utile de la chaufferie après travaux, et au prorata sinon.

Volume de certificats et bonification

Le calcul est un produit à quatre termes : **montant du barème × surface chauffée × facteur correctif de secteur × facteur R**. **Le montant du barème** dépend de l'Etas et de la zone climatique. Pour une PAC de 400 kW ou moins : 111 % ≤ Etas < 126 % donne 1 100 kWh cumac/m² en H1, 900 en H2, 600 en H3 ; 126 % ≤ Etas < 175 % donne 1 200, 1 000 et 700 ; au-delà de 175 %, 1 300, 1 000 et 700. **La surface** est celle des locaux disposant d'émetteurs alimentés par la PAC installée. **Le facteur correctif de secteur** module fortement le résultat : bureaux 1,2 · santé 1,1 · commerces 0,9 · enseignement 0,8 · hôtellerie-restauration 0,7 · autres 0,7. **Le facteur R** vaut 1 si la PAC atteint au moins 40 % de la puissance utile de la chaufferie après travaux, et le rapport des deux puissances sinon.
**Non, elle se demande.** Elle relève du Coup de pouce Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires, dont la charte doit être signée avec l'obligé **avant l'engagement**. Il faut signaler que l'opération remplace une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz, et fournir les justificatifs : facture d'énergie de l'année précédente, photographies du générateur existant, puis preuve de dépose. Sans cette démarche préalable, le dossier est instruit au barème de base — et la bonification ne se rattrape pas après coup. Les opérations sont engageables jusqu'au **31 décembre 2030**, mais les délais d'achèvement sont fixés par la charte : les faire préciser dès le départ.
La zone est déterminée par la commune d'implantation du bâtiment (pas le code postal seul). **Zone H1** : Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne (altitude), Massif Central. **Zone H2** : Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Rhône-Alpes (plaine). **Zone H3** : PACA (littoral), Languedoc-Roussillon (côte), Corse, Pyrénées-Orientales. Un même département peut être à cheval sur deux zones (ex : Isère : H1 en montagne, H2 en plaine). En cas de doute, l'adresse exacte est vérifiée via la carte ADEME des zones climatiques CEE.
Pour une **entreprise** (personne morale) : la prime CEE est un **produit exceptionnel imposable** (IS ou IR selon régime fiscal). Elle réduit la base amortissable si le bien est immobilisé, ou constitue un produit ordinaire si comptabilisée en déduction directe. Pour une **collectivité** : prime non soumise à l'IS (exonération collectivités territoriales), mais à déclarer dans les recettes de fonctionnement. Recommandation : consulter un expert-comptable pour la comptabilisation optimale, notamment pour décider entre subvention d'investissement (amortissement différé) et produit exceptionnel.
Les montants de la prime CEE BAT-TH-163 sont fixés par **barème réglementaire DGEC** (non négociables dans leur assiette). En revanche, différents obligés appliquent des **taux de valorisation des kWh cumac** légèrement différents (entre 0,005 et 0,008 €/kWh cumac selon conditions de marché). En pratique, l'écart entre obligés peut représenter 5-15 % sur le montant final. Il est recommandé de **demander devis à 2-3 obligés** ou de passer par un mandataire CEE qui accède aux meilleurs taux du marché.

Procédure et dossier CEE

Durée totale indicative : **4 à 8 mois** de la prise de contact à l'encaissement. Détail : engagement préalable (3-10 jours ouvrés) + signature devis et délai d'approvisionnement PAC (2-8 semaines) + installation (1-3 semaines) + constitution dossier post-travaux (1-2 semaines) + traitement dossier obligé CEE (6-12 semaines) + versement prime (5-10 jours après acceptation). Pour les projets avec bonus x3 sur PAC 80-150 kW (prime 25 000-36 000 €), les obligés appliquent souvent des **contrôles plus rigoureux** qui peuvent allonger le traitement à 16 semaines.
Les deux options sont valides. Le **mandataire CEE** (ou courtier CEE) est un intermédiaire agréé qui : (1) compare les offres de plusieurs obligés et négocie le meilleur taux ; (2) constitue et suit le dossier à votre place ; (3) est généralement **rémunéré par commission sur la prime** (service gratuit pour vous). Recommandé pour : premiers dossiers, dossiers complexes (bonus x3 + cumul aides), projets multi-sites. Le **dépôt direct** auprès d'un obligé est possible mais demande de maîtriser les exigences documentaires, sous peine de dossier incomplet et de délais supplémentaires.
Les opérations sont **engageables jusqu'au 31 décembre 2030** au titre du Coup de pouce Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires, reconduit pour la sixième période du dispositif. Attention toutefois : la date limite d'engagement n'est pas la seule échéance. La **charte signée avec l'obligé** fixe ses propres délais d'achèvement des travaux, et c'est cette date-là qui pose problème en pratique, notamment quand un délai de livraison d'équipement s'allonge. Trois précautions : faire écrire ce délai dans la charte avant l'engagement, prévoir une marge sur le planning de chantier, et vérifier la disponibilité du matériel à la commande plutôt qu'à la pose.
Les principaux motifs de refus dossier BAT-TH-163 sont : (1) **Engagement après signature devis** (erreur la plus fréquente, refus systématique) ; (2) **Performance insuffisante ou mal justifiée** — Etas sous le seuil de l'application retenue, ou dossier appuyé sur un COP alors que la PAC fait moins de 400 kW → vérifier la fiche technique AVANT l'achat ; (3) **Installateur non RGE QualiPAC** → vérifier sur france-renov.gouv.fr ; (4) **Documents bonus x3 manquants** (photos avant dépose, facture énergie N-1) → constituer le dossier photos dès la visite de pré-étude ; (5) **Facture incomplète** (sans mention marque/modèle/COP/puissance) → exiger une facture détaillée. Taux de refus moyen sur dossiers mal préparés : 15-25 %. Avec accompagnement mandataire : < 3 %.
Le délai réglementaire est de **12 mois** après la date de la facture acquittée. Mais attention : si le barème CEE est révisé entre-temps (révision annuelle en juillet), vous bénéficiez du barème en vigueur à la date de votre engagement, pas à la date d'envoi du dossier. La révision peut être à la hausse ou à la baisse. Recommandation pratique : envoyer les justificatifs **dans les 3 mois** pour sécuriser le dossier et éviter la perte de pièces. Certains obligés imposent leurs propres délais (6 mois), inférieurs au délai réglementaire — vérifier les conditions générales.
La DGEC (Direction Générale de l'Énergie et du Climat) effectue des contrôles aléatoires sur **5 à 10 % des dossiers**, dont certains avec visite terrain. Le technicien contrôleur vérifie : (1) Conformité de la PAC installée (marque, modèle, numéro de série) avec la facture ; (2) COP fiche technique vs déclaré dans le dossier ; (3) RGE QualiPAC valide à la date des travaux (pas juste à la date du dossier) ; (4) Preuve du chauffage remplacé (photos de l'emplacement vide, attestation déconnexion) ; (5) Conservation des documents. **Sanctions si fraude détectée** : remboursement intégral de la prime + pénalités financières + interdiction de bénéficier du dispositif CEE pendant 5 ans.

Cumul avec d’autres aides

**Oui**, le cumul CEE + Fonds Chaleur ADEME est possible sous conditions. Le **Fonds Chaleur** finance les installations de PAC géothermiques ou grandes PAC air/eau (généralement > 100 kW) avec des subventions de 30 à 60 % HT. Pour les PAC inférieures aux seuils Fonds Chaleur (typiquement < 100 kW), seule la prime CEE s'applique. Pour les projets éligibles aux deux dispositifs, la règle des **aides d'État plafonne le cumul à 80 % du coût HT**. Dans la pratique, l'instruction du Fonds Chaleur est plus longue (6-12 mois, appels à projets annuels) — à planifier bien en amont des travaux.
**Oui**, les dotations d'État aux collectivités sont cumulables avec la prime CEE BAT-TH-163. La **DETR** (Dotation Équipement Territoires Ruraux, communes < 20 000 hab.) et la **DSIL** (Dotation Soutien Investissement Local) couvrent 20-50 % HT de l'investissement. Combinées à la prime CEE bonus x3, il est fréquent d'atteindre **60-80 % de prise en charge** du projet total. Condition : déposer les demandes DETR/DSIL avant démarrage des travaux (préfecture, délai 6-12 mois). La prime CEE n'entre pas dans le calcul du plafond de subvention DETR/DSIL car elle ne provient pas du budget de l'État.
Le **Décret Tertiaire** (décret n° 2019-771) impose aux bâtiments tertiaires > 1 000 m² des objectifs de réduction de consommation énergétique : -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 (vs référence 2010). L'installation d'une PAC permet de contribuer directement à cet objectif via deux mécanismes : (1) Réduction réelle de la consommation (60-70 % d'économies vs chaudière gaz) à déclarer sur la plateforme **OPERAT** ; (2) Modulation de l'objectif si l'usage du bâtiment change. Les économies réalisées sont valorisées annuellement sur OPERAT. Évitez les pénalités : depuis 2026, les bâtiments non conformes risquent des mises en demeure et, à terme, des sanctions financières.
**Oui**, le **Prêt Éco-Énergie BPI France** (ex-prêt vert) est cumulable avec la prime CEE BAT-TH-163. Conditions : entreprise PME (< 250 salariés, CA < 50 M€), projet d'économies d'énergie ≥ 20 %, investissement ≥ 50 000 €. Taux bonifié : 0,5-2 % (vs 3-4,5 % taux marché en 2025-2026). Durée : 5 à 15 ans. Montant : 10 K€ à 3 M€. Mécanisme optimal : Prime CEE (versée après travaux) + Prêt BPI (préfinancement) = investissement net quasi nul les premières années. Un bureau 2 000 m² en H1 remplaçant une chaudière 80 kW : prime CEE 25 500 €, prêt BPI 37 500 €, ROI < 2,5 ans.
Oui, mais à vérifier région par région car les dispositifs changent régulièrement. De nombreuses régions proposent des aides à la transition énergétique pour les PME ou collectivités : Région Auvergne-Rhône-Alpes (ADIL Énergie), Région Île-de-France (dispositif CLIMAXION équivalent), Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, etc. Ces aides régionales représentent généralement 10-20 % HT supplémentaires. **Règle de cumul** : la somme de toutes les aides publiques ne peut dépasser 80 % du coût HT de l'investissement (règle des aides d'État). La prime CEE n'est pas techniquement une aide d'État (elle provient des obligés, acteurs privés) — certaines régions ne l'intègrent donc pas dans le calcul du plafond.

Cas particuliers

**Oui**, sous condition que le bail autorise les travaux d'amélioration et que vous financez vous-même les travaux. La prime CEE est versée au **financeur des travaux**, pas nécessairement au propriétaire des murs. Démarche recommandée : (1) Obtenir l'accord écrit du bailleur pour l'installation de la PAC ; (2) Faire figurer dans le bail (avenant) qui supporte les travaux et qui bénéficiera de la prime CEE ; (3) En cas de déménagement, le bailleur ne peut pas réclamer la prime déjà perçue par le locataire. Cas particulier des **baux emphytéotiques** (collectivités) : le preneur emphytéote peut solliciter la prime pour ses travaux d'amélioration.
La fiche applicable dépend de l'**usage du bâtiment**, non de la forme juridique de propriété. Une **copropriété de bureaux** — immeuble tertiaire détenu en copropriété — relève de **BAT-TH-163**, car l'usage est tertiaire. Une **copropriété d'appartements** relève de **BAR-TH-179**, la fiche PAC collective air/eau du résidentiel. Pour un immeuble mixte, chaque partie est traitée selon son usage. Si une seule PAC alimente les deux, le dossier doit être construit sur un périmètre cohérent avec la fiche retenue : BAR-TH-179 compte les **appartements** raccordés, BAT-TH-163 raisonne sur la puissance installée.
La fiche BAT-TH-163 couvre les PAC dédiées au **chauffage** (production d'eau chaude pour réseau de distribution : radiateurs, planchers). Pour la production d'**eau chaude sanitaire** (ECS), d'autres fiches CEE existent : **BAT-TH-127** (chauffe-eau thermodynamique tertiaire) ou **BAT-TH-148** (PAC à absorption). Un hôtel qui installe une PAC air/eau pour le chauffage ET récupère la chaleur pour l'ECS via un échangeur peut déposer deux dossiers distincts (BAT-TH-163 pour chauffage, BAT-TH-127 pour ECS). À valider avec l'obligé selon la configuration technique.
**Oui**, le classement au titre des monuments historiques n'exclut pas la prime CEE BAT-TH-163. En revanche, l'installation de la PAC doit respecter les contraintes architecturales imposées par l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) : unités extérieures non visibles depuis la voie publique, intégration discrète des réseaux, matériaux compatibles. L'ABF peut imposer des solutions techniques spécifiques qui augmentent le coût (PAC split gainable, réseau hydraulique sous dalle existante). Ces surcoûts ne changent pas le montant de la prime CEE, mais impactent la rentabilité globale du projet. Prévoir une consultation ABF dès la phase étude (3-4 mois de délai).
**Oui, si chaque phase respecte les conditions du bonus x3 individuellement**. Si vous remplacez en 2025 une chaudière de 100 kW par une PAC de 60 kW (phase 1, bonus x3 applicable car chaudière encore en service) puis installez une deuxième PAC de 40 kW en 2026 (phase 2 : bonus x3 applicable si la chaudière a bien été déposée après la phase 1 et avant la phase 2), chaque dossier génère sa propre prime avec bonus x3. La clé : l'ancienne chaudière doit être déposée et non simplement mise en veille — les photos de dépose sont exigées à chaque phase.

Comparaison BAT-TH-163 vs autres fiches PAC

Ces trois fiches financent une PAC air/eau dans trois secteurs distincts, et leur barème ne se compare pas terme à terme. **BAT-TH-163** (tertiaire) : bureaux, commerces, hôtels, santé, enseignement. Le volume dépend de la puissance installée et de la surface chauffée. **BAR-TH-179** (résidentiel collectif) : copropriétés et logements collectifs. Le volume se calcule **par appartement raccordé**, corrigé par le facteur R selon la part de la chaufferie reprise par la PAC. **AGRI-TH-108** (agriculture) : serres horticoles, bâtiments d'élevage, caves vinicoles. Le barème dépend du type de serre et de la surface. Les trois partagent en revanche le même critère de performance pour les PAC de puissance thermique nominale inférieure ou égale à 400 kW : **Etas ≥ 111 %** en application moyenne ou haute température, **≥ 126 %** en basse température. Le COP ≥ 3,4 mesuré selon EN 14511-2 ne s'applique qu'**au-delà de 400 kW**. Règle pratique : usage tertiaire → BAT-TH-163 ; résidentiel collectif → BAR-TH-179 ; agricole → AGRI-TH-108 ; maison individuelle → BAR-TH-171.

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Texte de référence : la fiche officielle BAT-TH-163 publiée par l'ADEME. En cas d'écart, c'est ce document qui fait foi.