Questions Fréquentes

FAQ Séchage solaire

La fiche AGRI-EQ-110 est abrogée depuis le 24 septembre 2026 : les questions sur la fin de la prime et les dossiers en cours ouvrent la rubrique financement. Les autres portent sur le procédé, les capteurs, le barème des opérations standardisées tel qu'il s'appliquait et les démarches.

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questions
AGRI-EQ-110
fiche abrogée le 24/09/2026
15 ans
durée de vie

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Données sécurisées Conformité RGPD
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Le procédé

Un ventilateur aspire l'air extérieur, le fait circuler en sous-face d'une toiture en panneaux solaires hybrides — où il se réchauffe de 10 à 25 °C — puis l'insuffle sous la masse à sécher par un plancher ventilé. L'air traverse le produit de bas en haut, se charge d'humidité et s'évacue. Le séchage se fait donc par assèchement de l'air autant que par apport de chaleur.
Un panneau qui produit simultanément de l'électricité et de la chaleur. Il porte un échangeur de chaleur appliqué sur sa face arrière, qui transmet l'énergie thermique solaire au flux d'air circulant en sous-face du module. C'est la définition exacte donnée par la fiche AGRI-EQ-110, et elle est déterminante : un module photovoltaïque standard, même posé au-dessus d'un séchoir, ne remplit pas cette condition.
Parce que l'air chaud absorbe davantage d'humidité. Élever la température de 10 à 15 °C divise environ par deux l'humidité relative de l'air, donc double son pouvoir évaporatoire. C'est ce mécanisme, plus que la chaleur en elle-même, qui explique qu'un séchoir solaire fonctionne y compris par temps couvert, dès lors que le delta de température est obtenu.
La ventilation continue, mais sans apport solaire. Par temps couvert, la toiture hybride produit encore un delta de 3 à 8 °C, suffisant pour maintenir un séchage lent. La nuit, la ventilation est généralement arrêtée par la régulation — insuffler de l'air nocturne, souvent saturé, réhumidifierait la masse. Le pilotage par sondes d'hygrométrie est donc un élément fonctionnel du système, pas un accessoire.
Non, il en produit davantage. Une cellule photovoltaïque perd 0,3 à 0,45 % de rendement par degré au-dessus de 25 °C. Le flux d'air qui circule en sous-face refroidit le module, ce qui améliore sa production électrique de 5 à 10 % sur une journée chaude — au moment précis où le réseau en a le plus besoin.
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Éligibilité AGRI-EQ-110

La fiche vise les produits et co-produits agricoles et forestiers. Côté agricole : foin, fourrages, luzerne, céréales, semences, plantes à parfum aromatiques et médicinales, chanvre — voir le détail sur la page séchage du foin et des fourrages. Côté forestier : plaquettes, bois déchiqueté, connexes de scierie. L'attestation sur l'honneur impose de cocher une seule case entre les deux familles, et l'écart de barème entre elles atteint un facteur 2,4.
500 W/m² de surface d'entrée des capteurs, calculée en additionnant la puissance électrique mesurée selon IEC 61215 et la puissance thermique mesurée selon ISO 9806. C'est le critère technique le plus discriminant de la fiche : il écarte tout module photovoltaïque non hybridé, dont la seule puissance électrique plafonne autour de 200 W/m².
Deux normes photovoltaïques obligatoires — IEC 61215 (modules photovoltaïques pour applications terrestres) et IEC 61730 (qualification pour la sûreté de fonctionnement). La puissance thermique, elle, se mesure selon la norme ISO 9806 ou selon la norme européenne ETV. Ces références doivent figurer aux fiches techniques jointes au dossier.
Oui, le texte l'exige explicitement. Un séchage sous auvent, sous hangar ouvert sur un long pan ou en plein air n'ouvre aucun droit, quelle que soit la qualité de l'installation solaire. La logique est physique : sans enveloppe, l'air chaud insufflé se dilue immédiatement et le rendement du procédé s'effondre.
Quatre éléments au minimum, tous énumérés par la fiche : des panneaux solaires hybrides, un ou plusieurs ventilateurs, une chambre d'aspiration où sont implantés les ventilateurs, et une chambre de compression — le couloir de ventilation qui répartit le flux sous la masse. La preuve de réalisation doit les mentionner tous : un devis qui omet le génie civil des chambres fragilise le dossier.
Techniquement oui : une toiture solaire en panneaux hybrides peut se coupler à un système d'insufflation d'air existant, en régime haute température de 60 à 80 °C. C'était la seconde opération prévue par la fiche, avec un barème 3,5 à 5,6 fois inférieur à celui d'un système complet neuf. Depuis le 24 septembre 2026, ce couplage ne donne plus lieu à des CEE, sauf s'il a été engagé avant cette date.
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Financement CEE

5 500 - 96 600 €
Montant des primes des dossiers engagés avant le 24/09/2026
Type d'opération, produits séchés, zone, puissance
25 à 60%
du coût, pour les dossiers engagés avant l'abrogation
Cumulable avec le PCAE
Non, pour tout projet engagé depuis le 24 septembre 2026. L'arrêté du 18 septembre 2026, publié au Journal officiel du 23 septembre, abroge la fiche AGRI-EQ-110 sans lui désigner de remplaçante : aucune autre opération standardisée ne finance le séchage solaire par insufflation. Le PCAE, les aides régionales et les dispositifs photovoltaïques de droit commun, sur le volet électrique, restent en revanche mobilisables.
L'opération reste finançable au titre d'AGRI-EQ-110, mais le dossier doit être déposé au plus tard le 2 octobre 2026 auprès de l'obligé ou du délégataire avec lequel elle a été engagée. Réunissez sans attendre le devis signé et daté, la facture, les fiches techniques des capteurs et l'attestation sur l'honneur : passé cette échéance, aucun dossier n'est plus recevable.
kWh cumac = montant par kW thermique × P, où P est la puissance thermique totale installée mesurée selon ISO 9806. En système complet neuf : 42 700 (H1), 48 500 (H2) et 55 700 (H3) kWh cumac par kW en produits agricoles ; 102 600, 116 600 et 134 100 en produits forestiers. En toiture couplée : 12 200, 13 900 et 17 400 en agricole ; 16 900, 19 300 et 24 100 en forestier. La conversion en euros se fait au taux de rachat de l'obligé, de 0,005 à 0,008 € par kWh cumac.
Non, et c'est l'erreur de chiffrage la plus fréquente. Le barème porte sur la puissance thermique installée, pas sur les kilowatts-crête du champ photovoltaïque, ni sur la surface de capteurs. Sur un capteur hybride à 500 W/m², la part thermique représente environ 0,35 kW par mètre carré, contre 0,15 kWc pour la part électrique : confondre les deux fausse l'estimation d'un facteur deux.
Parce que la quantité d'eau à évaporer par tonne de produit y est bien plus élevée. Une plaquette forestière fraîche titre 45 à 50 % d'humidité et doit descendre sous 25 % pour alimenter correctement une chaudière biomasse. Le gisement d'économies d'énergie primaire est donc supérieur, et le barème le reflète : 2,4 fois le barème agricole sur un système complet neuf.
Oui, et la logique est ici transparente : le gisement solaire est plus important en zone H3 qu'en H1, donc la quantité d'énergie substituée par le séchage solaire l'est aussi. L'écart atteint environ 30 % entre H1 et H3. C'est l'inverse de ce qu'on observe sur les fiches d'isolation, où le barème suit la rigueur climatique.
Non. Aucune charte Coup de pouce ne couvrait AGRI-EQ-110, et aucune majoration selon l'énergie remplacée n'existait sur cette fiche. Les deux seuls leviers de montant sont réglementaires : le type d'opération et la nature des produits séchés. Ils font varier la prime d'un facteur 11 à puissance identique.
Oui, dans la limite des plafonds d'aides d'État. Le Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles finance 20 à 40 % du coût selon la région et le profil du demandeur, avec majoration pour les jeunes agriculteurs. Instruire les deux dossiers en parallèle plutôt qu'en séquence évite de perdre le bénéfice de l'un en attendant l'autre. La prime à l'autoconsommation photovoltaïque reste également mobilisable sur le volet électrique.
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Dimensionnement et exploitation

En ordre de grandeur, compter 0,5 à 0,8 m² de capteur hybride par mètre cube de produit en vrac pour un séchage de foin, et davantage pour des plaquettes, plus humides au départ. Une cellule de 480 m³ de plaquettes demande ainsi 250 à 300 m² de rampant correctement orienté. Le dimensionnement précis dépend du débit d'air visé, de l'épaisseur de la couche et du délai de séchage acceptable.
L'ordre de grandeur usuel est de 350 à 600 m³/h par mètre cube de produit pour du foin, davantage en début de cycle quand l'humidité est la plus élevée. Un ventilateur mal dimensionné est le premier facteur d'échec d'un séchoir : sous-dimensionné, il laisse fermenter le cœur de la masse ; surdimensionné, il consomme sans gain proportionnel.
De trois à huit jours pour du foin repris à 40-45 % d'humidité, selon l'ensoleillement et l'épaisseur chargée. Pour des plaquettes forestières passant de 45 % à 22 %, compter quatre à huit semaines en chargement statique. La régulation par sondes d'hygrométrie permet d'arrêter la ventilation dès que l'air insufflé cesse d'être asséchant, ce qui évite de consommer inutilement.
Elle est légère. Nettoyage annuel des capteurs — l'encrassement dégrade autant la production électrique que thermique —, contrôle du ventilateur et de ses roulements, vérification de l'étanchéité des gaines et du caillebotis. Les sondes d'hygrométrie et de température doivent être étalonnées régulièrement : c'est d'elles que dépend le pilotage, donc l'économie réelle.
C'est la vérification à mener en premier. Un panneau hybride pèse 20 à 28 kg/m², contre 6 à 10 kg/m² pour un bac acier nu. Sur un bâtiment agricole des années 1980, la reprise de charpente peut représenter 10 à 20 % du budget. Elle se chiffre avant l'engagement, et non après.
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Démarches et calendrier

Jusqu'au 2 octobre 2026 inclus, et uniquement pour une opération engagée avant le 24 septembre 2026. La règle d'antériorité s'appliquait déjà : l'engagement auprès d'un obligé ou d'un délégataire devait précéder la signature du devis. Un dossier qui ne respecte pas l'une de ces deux dates est refusé sans recours possible.
Pour un système complet neuf : la mise en place d'un système de séchage solaire à basse température par insufflation d'air utilisant des panneaux solaires hybrides, avec leurs marques et références, un ou plusieurs ventilateurs, une chambre d'aspiration et une chambre de compression. Pour une toiture couplée : la mise en place de la toiture hybride avec marques et références, couplée au système d'insufflation existant à haute température.
Cinq ans au minimum. L'ADEME et les obligés réalisent des contrôles sur pièces sur 10 à 15 % des dossiers, et des visites de terrain sur 1 à 3 %. Sur une opération de séchage solaire, le contrôle porte typiquement sur la réalité des quatre composants déclarés et sur la cohérence entre la puissance thermique annoncée et les fiches techniques des capteurs.
Celui qui finance les travaux : la CUMA, le GIE ou l'exploitation individuelle selon le montage retenu. Le SIRET porté au dossier doit correspondre à cette entité, et le bâtiment lui être rattaché par un titre de propriété ou un bail. Un accord écrit préalable entre associés évite les litiges au moment du versement.

Comparaison solutions

vs Photovoltaïque classique

Le photovoltaïque produit de l'électricité seule. Le panneau hybride ajoute une production thermique valorisable, celle que finançait AGRI-EQ-110 jusqu'à son abrogation.

Complémentaires

vs Séchoir à air chaud

Un séchoir au fioul ou au gaz sèche plus vite, mais consomme un combustible et travaille à température plus élevée, au détriment de la valeur du produit.

Substituables

vs Séchage au champ

Le séchage au champ ne coûte rien mais fait perdre les feuilles, où se concentrent les protéines, et dépend entièrement de la météo.

Qualité supérieure

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Fiche abrogée

Une question sur l'abrogation d'AGRI-EQ-110 ?

Le recensement des dossiers engagés est clos depuis le 2 octobre 2026. Nos conseillers peuvent répondre à vos questions et vous inscrire sur liste d'attente si la fiche est un jour rétablie. Pour aller plus loin : critères d'éligibilité passés et montants historiques des primes.