Tertiaire bat-th Active
BAT-TH-142

Déstratificateur d'air

FAQ BAT-TH-142 : équipements plafonniers exclus, entrepôts exclus, barème au kW de chauffage, note de dimensionnement OPQIBI, cumul et délais.

Cette FAQ regroupe les questions les plus fréquentes sur la fiche CEE BAT-TH-142 (déstratificateurs d’air bâtiments tertiaires). Si votre question n’apparaît pas ici, contactez nos experts pour une réponse personnalisée.

Les questions transverses — cumul, calendrier d’engagement, choix entre fiches — figurent dans la FAQ déstratification d’air.

À savoir

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Questions générales

La fiche BAT-TH-142 est une **opération standardisée** du dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie. Elle finance la mise en place d'un **système de déstratification d'air** dans un bâtiment tertiaire existant : un dispositif qui capte la couche d'air chaud accumulée sous le plafond et la redistribue vers le sol, sans produire lui-même de chaleur et indépendamment du système de chauffage. Attention à la formulation exacte du texte : les **brasseurs d'air plafonniers ne sont pas éligibles**, alors qu'ils dominent l'offre commerciale. La fiche s'applique aux opérations engagées **avant le 1er août 2030**.
Tous les **propriétaires ou gestionnaires de bâtiments tertiaires existants** : entreprises privées (bureaux, commerces, hôtels), collectivités territoriales (gymnases, écoles, mairies), associations (clubs sportifs, salles des fêtes), établissements publics (hôpitaux, universités). Trois familles de locaux restent hors du dispositif quel que soit le bénéficiaire : l'**industrie manufacturière** (fiche IND-BA-110), le **logement**, et les **entrepôts, réserves et locaux de stockage**, exclus nommément par le texte.
Le volume du local **n'entre pas dans le calcul** — c'est la confusion la plus répandue sur cette fiche. Le montant dépend de la **puissance nominale du système de chauffage du local déstratifié**, notée P et exprimée en kW, de la **zone climatique** et de la **nature des émetteurs**. Le barème va de 1 400 kWh cumac par kW (H1, radiatif) à 4 600 (H3, convectif). Exemple : un gymnase en zone H1 chauffé par 180 kW d'aérothermes — système convectif — ouvre droit à 3 900 × 180 = 702 000 kWh cumac. La conversion en euros dépend ensuite du taux de rachat négocié avec l'obligé, de l'ordre de 5 à 8 € par MWh cumac.
**OBLIGATOIREMENT AVANT** signature du devis ou engagement des travaux. Procédure : (1) Demande préalable auprès d'un obligé CEE ; (2) Acceptation et attribution numéro de dossier ; (3) Signature devis avec mention CEE ; (4) Réalisation travaux ; (5) Envoi justificatifs ; (6) Versement prime. Toute demande après engagement travaux sera **refusée sans possibilité de recours**.
**Délais moyens** : Instruction dossier préalable : 2-6 semaines. Réalisation travaux : 1-3 semaines. Versement après envoi justificatifs complets : 4-12 semaines. **Total de la demande au versement : 3-6 mois**. Certains obligés proposent des **avances** ou **déductions directes sur facture** (à négocier).

Éligibilité technique

**5 mètres minimum** entre le sol fini et le plafond (ou sous-face de toiture). En dessous de 5 m, la stratification thermique est insuffisante pour justifier un déstratificateur et les économies seraient négligeables. Cette hauteur doit être justifiée par des **plans d'architecte**, une **attestation d'un professionnel** (métreur), ou des **mesures terrain** (télémètre laser).
**Non.** C'est une idée reçue tenace : la fiche BAT-TH-142 ne fixe aucun seuil de puissance électrique par mètre cube. Les critères techniques portent sur le comportement du système installé : **vitesse d'air ≤ 0,2 m/s à un mètre du sol**, **bruit < 45 dB(A)** au sol, et **asservissement à au moins une mesure de température de l'air en partie haute**, entre le déstratificateur et le plafond. S'y ajoute la position du point d'aspiration : au plus un cinquième de la hauteur sous le plafond en écoulement vertical, entre un mètre du sol et un mètre du plafond en écoulement horizontal.
La mezzanine ne change rien à la formule — le volume n'y entre pas — mais elle joue sur deux points. **L'éligibilité** d'abord : la hauteur de 5 mètres s'apprécie sur la zone effectivement déstratifiée, pas sur la partie basse sous mezzanine. **La puissance P** ensuite : si les émetteurs desservent à la fois la mezzanine et le volume principal, seule la part au prorata des volumes chauffés du local déstratifié est retenue. Fournir des **plans avec coupes** montrant la disposition des équipements, et faire pré-valider le découpage par l'obligé avant travaux — la note de dimensionnement devra reprendre exactement ce périmètre.
**Oui**, et c'est souvent rédhibitoire. La hauteur s'apprécie **jusqu'au faux-plafond**, pas jusqu'à la dalle supérieure : un plateau de 6 mètres sous dalle mais 3,20 mètres sous faux-plafond n'atteint pas le seuil de 5 mètres. Le volume utile est celui de l'espace effectivement occupé et chauffé, et c'est dans cet espace que le point d'aspiration doit se situer — dans le cinquième supérieur en écoulement vertical. Déposer le faux-plafond sur la zone traitée est parfois la seule option ; elle relève alors d'une décision d'aménagement, à arbitrer avant l'engagement.
**À aucune des deux.** Les deux fiches écartent explicitement « les entrepôts logistiques, les réserves, les entrepôts et les locaux de stockage ». Le code NAF du bénéficiaire n'y change rien : c'est l'usage du local traité qui décide, pas l'activité de l'entreprise. Un site industriel ne peut donc pas financer la déstratification de son magasin de produits finis, même si son hall d'assemblage voisin y ouvre droit. **La seule voie ouverte** est le local de production ou d'accueil du public rattaché au même bâtiment, traité séparément, avec une note de dimensionnement délimitant précisément le volume concerné. S'ajoute une seconde exclusion qui vise les mêmes bâtiments : les locaux dont la consigne de chauffage en occupation est strictement inférieure à 15 °C.
**Oui**, un hall de bassin couvert relève bien du tertiaire et remplit les conditions de local clos, chauffé et de grande hauteur. **Contraintes spécifiques** : matériaux résistant au chlore et à l'humidité — inox 316L —, indice de protection IP65 ou IP66, et matériel qualifié pour une ambiance à 30-32 °C. Le point de vigilance est ailleurs : la vitesse d'air de 0,2 m/s à un mètre du sol s'apprécie **au niveau des plages**, où les baigneurs sont mouillés et où toute survitesse est immédiatement ressentie comme un courant d'air froid. La note de dimensionnement doit en tenir compte explicitement.

Montant et financements

Formule réglementaire : **kWh cumac = montant par kW × P**, où P est la puissance nominale du système de chauffage du local déstratifié. Le montant par kW dépend de la zone climatique et de la nature des émetteurs : 3 900 kWh cumac/kW en H1 convectif, 1 400 en H1 radiatif, 4 500 et 1 600 en H2, 4 600 et 1 600 en H3. La durée de vie conventionnelle, de 15 ans, est déjà intégrée au barème : elle ne se multiplie pas. En chauffage centralisé, P est la somme des puissances nominales des équipements chauffant le local, plafonnée à celle de la chaudière ; si la chaudière dessert plusieurs locaux, la part retenue l'est **au prorata des volumes chauffés**. Lorsqu'un même local est chauffé à la fois en convectif et en radiatif, **les deux montants se cumulent**. L'obligé convertit ensuite en euros selon son taux de rachat, de l'ordre de 0,005 à 0,008 € par kWh cumac.
**Oui**, cumul possible avec : Fonds Vert (État, collectivités) ; DETR (communes < 20 000 hab.) ; DSIL (projets collectivités) ; Subventions régionales/départementales ; Programmes spécifiques (PACTE Énergie Collectivités, etc.). **Limite cumul** : 80 % du coût HT (règle aides d'État). **Non cumulable** avec : MaPrimeRénov' (dispositif logements), autres CEE (même opération).
**Oui**, certains programmes offrent des bonifications : **PACTE Énergie Collectivités** (EDF, Engie) : +15-20 % sur prime standard ; **CUBE.S** (établissements scolaires) : prime + accompagnement pédagogique ; **Programmes spécifiques** : certains obligés proposent des bonus pour multi-opérations ou volumes importants.
**Critères de choix** : (1) **Délais de traitement** (1-4 mois selon obligés) ; (2) **Modalités versement** (virement, déduction facture, chèque) ; (3) **Accompagnement** (conseillers dédiés, aide montage dossier) ; (4) **Programmes spécifiques** (bonifications secteur). Principaux obligés : EDF, Engie, TotalÉnergies, Leclerc, Carrefour, Auchan, Primagaz, Antargaz. Service gratuit, pas d'engagement avant acceptation dossier.
**Non**. Les travaux d'efficacité énergétique dans le tertiaire sont soumis à **TVA 20 %** (taux normal). Seules les rénovations dans les logements de plus de 2 ans bénéficient de TVA réduite (5,5 % ou 10 %), ce qui n'est pas le cas ici. La prime CEE compense partiellement ce surcoût.

Procédure et dossier

**Le bénéficiaire (maître d'ouvrage)** ET **le professionnel installateur**. Les deux signatures sont obligatoires. L'attestation certifie : (1) Conformité installation aux critères BAT-TH-142 ; (2) Respect des règles de l'art ; (3) Matériel conforme (puissance, certifications) ; (4) Véracité des informations fournies. Modèle fourni par l'obligé CEE (téléchargement ou envoi postal).
**Refus automatique du dossier** par l'obligé. Aucune dérogation, aucun recours possible. La chronologie est stricte : (1) Demande préalable → (2) Acceptation obligé → (3) Signature devis. Si erreur commise, deux options : (a) Annuler le devis signé (si délai rétractation pas expiré) et recommencer ; (b) Renoncer à la prime CEE et autofinancer. **Conseil** : toujours vérifier éligibilité et lancer demande CEE AVANT tout engagement.
**Les deux options sont possibles** : (1) **Dépôt direct** : vous contactez un obligé CEE, remplissez le dossier, fournissez les justificatifs. Gratuit, mais chronophage et risque d'erreurs. (2) **Mandataire CEE** : professionnel spécialisé qui gère tout le dossier (recherche meilleur obligé, constitution dossier, suivi). Généralement gratuit (rémunéré par l'obligé via commission). Recommandé pour premiers dossiers ou dossiers complexes.
**Principaux motifs de refus** : (1) Demande faite après engagement travaux ; (2) Absence d'asservissement à une sonde de température en partie haute ; (3) Hauteur < 5 m ; (4) Local exclu : entrepôt, réserve, local de stockage, ou consigne inférieure à 15 °C en occupation ; (5) Équipement non éligible — un brasseur d'air plafonnier au lieu d'un système de déstratification ; (6) Note de dimensionnement absente, non signée ou incohérente avec le nombre d'équipements posés ; (7) Installation non conforme au contrôle terrain. **Prévention** : faire pré-valider le dossier par l'obligé avant travaux, utiliser un mandataire CEE, conserver tous les justificatifs.
**Délai variable selon obligé** : généralement **3 à 6 mois** après fin de travaux (date facture). Passé ce délai, risque d'annulation du dossier. Certains obligés offrent des **prolongations sur demande motivée** (retard livraison matériel, intempéries, etc.). Recommandation : envoyer les justificatifs **dès réception de la facture acquittée** pour sécuriser le versement.
**Contrôles aléatoires** : l'ADEME et les obligés réalisent des contrôles sur pièces (10-15 % des dossiers) et des visites terrain (1-3 % des dossiers). Objectif : vérifier conformité installation et cohérence documents. **En cas de non-conformité** : refus prime, remboursement si déjà versée, sanctions possibles (amendes, exclusion dispositif). **Conservation documents** : garder tous les justificatifs et photos pendant **5 ans** (durée contrôles ADEME).

Cas particuliers

**Cela dépend qui finance les travaux** : (1) **Propriétaire finance** : prime CEE versée au propriétaire-bailleur ; (2) **Locataire finance** (avec accord bail, travaux amélioratifs) : prime CEE au locataire ; (3) **Copropriété** : prime au syndicat de copropriétaires. Justificatif : bail commercial ou convention précisant qui supporte les travaux. En cas de doute, accord écrit préalable recommandé (éviter litiges).
**Oui**, aucune limite de nombre. Chaque bâtiment éligible donne droit à une prime CEE séparée. Possibilité de **mutualiser les démarches** : un seul dossier global auprès de l'obligé mentionnant tous les sites (gain de temps). Certains obligés proposent des **bonifications multi-sites** (volumes cumulés importants). Exemples : chaîne de magasins, patrimoine immobilier collectivité, parc de gymnases.
Son intérêt estival est **réel mais secondaire**, et il ne doit pas être confondu avec celui d'un ventilateur de confort. En homogénéisant les températures, il évite l'accumulation d'air surchauffé sous toiture et allège la charge de climatisation dans les locaux qui en disposent — de l'ordre de 10 à 20 % selon la hauteur et l'ensoleillement de la toiture. Il ne crée en revanche **aucune sensation de fraîcheur par vitesse d'air** : la limite de 0,2 m/s au niveau des occupants l'interdit par construction. Ces gains d'été **n'entrent pas** dans le calcul CEE, qui ne valorise que le poste chauffage.
**Oui, c'est obligatoire** — et beaucoup de dossiers échouent sur ce point. La fiche impose une **note de dimensionnement et un calepinage** établis par un professionnel ou un bureau d'études qualifié **OPQIBI 1327** (« Ingénierie de la performance énergétique dans le traitement climatique des bâtiments ») ou **OPQIBI 1905** (« Audit énergétique des bâtiments »), ou opérant selon les référentiels NF X 50-091 ou NF EN 16247. Cette note est le **document justificatif spécifique de l'opération** : sans elle, pas de certificats. Elle doit être datée, signée par son rédacteur **et par le bénéficiaire**, comporter la référence et l'adresse exacte des travaux, et le nombre d'équipements posés doit être cohérent avec ses préconisations. Un dimensionnement gratuit d'installateur ne s'y substitue pas.
**Oui** : c'est un critère d'éligibilité à part entière en tertiaire. Le niveau de bruit au sol, du seul fait du fonctionnement du système, doit être **strictement inférieur à 45 dB(A)**. Le seuil se mesure sur la contribution du seul équipement, indépendamment du bruit de fond : un gymnase animé ne dispense pas de l'exigence. En pratique, les systèmes à moteur à aimants permanents et transmission directe s'en tiennent largement en dessous, mais deux facteurs dégradent la mesure sur site — un défaut d'équilibrage et une fixation transmettant les vibrations à la charpente. Faire figurer le niveau sonore mesuré sur la preuve de réalisation, le texte l'exige explicitement.
**Maintenance légère** : inspection visuelle annuelle des fixations et des organes mobiles, dépoussiérage une à deux fois par an — l'encrassement dégrade le débit brassé —, contrôle des moteurs et roulements tous les deux à trois ans. Compter 120 à 200 € par an et par équipement en contrat préventif. Un point est propre à cette fiche : la **sonde de température en partie haute** conditionne la conformité de l'installation. Sa dérive ou sa panne rend le système non asservi, donc non conforme au regard du texte. La faire vérifier au même titre que les organes mécaniques. La **durée de vie conventionnelle retenue par le dispositif CEE est de 15 ans**.

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Texte de référence : la fiche officielle BAT-TH-142 publiée par l'ADEME. En cas d'écart, c'est ce document qui fait foi.