Ventilation mécanique simple flux hygroréglable
Critères d'éligibilité BAR-TH-127 : Type A/B hygroréglable, puissance électrique plafonnée, avis technique CCFAT valide. Documents et démarches en copropriété.
La fiche CEE BAR-TH-127 finance la VMC simple flux hygroréglable dans les logements individuels et collectifs. Voici les critères précis à vérifier avant tout devis.
Pour situer cette fiche parmi les autres dispositifs disponibles, voir les critères d’éligibilité ventilation et traitement d’air.
Attention
L’engagement CEE doit précéder la signature du devis. Pour les parties communes d’une copropriété, le vote en assemblée générale doit lui aussi intervenir avant tout engagement.
Type A ou Type B : quelle différence ?
- Type A : seules les bouches d’extraction sont hygroréglables — elles ajustent leur ouverture selon le taux d’humidité détecté dans chaque pièce.
- Type B : les entrées d’air (au niveau des menuiseries) sont elles aussi hygroréglables, en plus des bouches d’extraction, pour une régulation plus fine du débit global.
Le Type B coûte généralement plus cher à l’installation mais génère davantage d’économies grâce à sa régulation plus précise.
VMBP : la variante basse pression collective
En installation collective, la VMBP (Ventilation Mécanique Basse Pression) hygroréglable réduit encore la consommation électrique du système par rapport à une VMC hygroréglable classique, grâce à une pression de fonctionnement plus faible dans le réseau de gaines.
Puissance électrique du matériel
| Configuration | Puissance maximale |
|---|---|
| Individuel (référence T4) | ≤ 15 WThC |
| Collectif standard | ≤ 0,25 WThC/(m³/h) |
| Collectif basse consommation | ≤ 0,10 WThC/(m³/h) |
| VMBP collective | ≤ 0,12 WThC/(m³/h) |
Ces seuils garantissent que le système lui-même ne consomme pas une part significative de l’électricité économisée sur le chauffage.
Certification et installateur
Le matériel doit disposer d’un avis technique CCFAT en cours de validité. L’installation doit être réalisée par une entreprise certifiée RGE, avec une qualification active à la date des travaux.
L’installateur remet une attestation de fin de travaux mentionnant le type installé (A ou B), la puissance électrique du matériel et la référence de l’avis technique. Cette pièce est obligatoire dans le dossier CEE.
Ancienneté et démarches en copropriété
Le logement doit être achevé depuis plus de 2 ans. Pour une copropriété, la démarche suit ces étapes : vote en assemblée générale autorisant les travaux sur les parties communes, désignation d’un mandataire CEE, engagement CEE signé, devis auprès d’une entreprise RGE, puis réalisation des travaux et constitution du dossier.
Justificatifs à réunir
Avant travaux : PV d’AG (parties communes), numéro d’engagement, devis mentionnant le type et la puissance du matériel.
Après travaux : facture acquittée, avis technique CCFAT, attestation RGE de fin de travaux.
Erreurs fréquentes à éviter
Confusion Type A / Type B sur le devis — un impact direct sur le montant de la prime calculée.
Avis technique CCFAT expiré — vérifiez la date de validité avant de signer, pas seulement au moment de l’achat du matériel.
Engagement CEE tardif — signé après le devis ou après le vote en AG, motif de refus systématique.
Syndic, bailleur ou particulier : vérifiez l’éligibilité de votre projet de VMC hygroréglable.
Texte de référence : la fiche officielle BAR-TH-127 publiée par l'ADEME. En cas d'écart, c'est ce document qui fait foi.